Aujourd’hui…
par Thomas
…on a deux ans !
Ce matin en allant à la banque pour ouvrir un compte, c’était fermé. Puis on regarde autour de nous, tous les magasins sont fermés. « Ah ouiii, on est le 3 octobre… ». Le 3 octobre 1990, la réunification officielle de l’Allemagne était déclarée. Un an auparavant, le 9 novembre 1989, l’ouverture du « mur de la honte » à Berlin lançait ce qui allait amener à la déclaration officielle. On en a parlé l’autre jour avec le prof, qui habitait dans le Berlin ouest lors de la chute du mur. Il a le souvenir que l’événement fut très inattendu. Un jour, lui et sa famille on juste entendu quelqu’un dire à la radio que désormais, on pouvait librement circuler entre Berlin Est et Ouest (entre la RDA et la RFA). Alors des gens sont sortis dans les rues et ont commencé à franchir le mur, puis il y eut de plus en plus de gens. On sent que c’est quelque chose qui ne fut pas maitrisé par les autorités, mais que ce fut un intense mouvement de population. Dans un contexte où les citoyens de la RDA devaient passer par des pays frontaliers pour pouvoir voyager en RFA, la chute a dû être une libération. Ça devait être fou.
Nous voici enfin déménagés ! Après quelques péripéties dont je vais relater les faits, nous voici au fin fond de notre douillet canapé, à geeker sur internet et à s’auto-congratuler sur la douceur de nos nouveaux draps IKEA.
Ce vendredi 30 septembre de bon matin, après avoir passé une soirée polonaise la veille en compagnie d’une soupe du pays et de ses gros cornichons, nous nous levâmes, enjoués à l’idée de quitter la résidence universitaire, motivés pour ranger et faire le ménage. A onze heures, la remise des clefs se passa sans encombre, si on ferme les yeux sur le chinois l’asiatique, qui vola sans vergogne la place de Thomas dans la file d’attente à l’accueil des résidences. A midi, nous étions donc gaiement sans domicile, pour six heures. Nous passâmes l’après-midi à shoppinguer (bien qu’en théorie l’idée faisait faire la moue à Thomas), à quitter en cours une séance de cinéma parce que définitivement, on ne comprend rien à l’allemand, et à découvrir la forêt qui se trouve juste à côté de notre nouveau quartier. Prise d’une intense envie de voyager dans les années à venir, j’investis, au détour d’une librairie, dans un livre en anglais. Le livre parle de filles et de cupcakes roses, il sent bon les soirées plaid au coin du feu. On n’a pas de poêle, mais on a le plaid.
A dix-huit heures, nous devînment les heureux possesseurs des clefs de notre appartement, et a fortiori, de notre appartement. Le lendemain matin, nous nous levâmes, contents comme des chats s’étirant après une longue sieste. Cependant, une ombre apparut à notre bonheur : notre linge de lit était moche. Il allait jurer sur les photos que nous allions prendre. Aussi, ni une ni deux, nous prîmes la décision formidable de passer une partie de la journée, à IKEA. Et ben ce fut bien marrant, et aussi assez étonnant. Pour aller jusqu’au magasin, il nous fallut parcourir un bout de chemin en métro, qui devint tram, puisque nous pûmes admirer la campagne que nous traversions. Et c’est là que se situe le caractère étonnant : ce que l’on voyait, ce n’était pas une campagne comme nous en avons l’habitude en France. C’était une campagne « moderne ». Dans le sens où, les prairies et les champs (non cultivés) étaient ponctués de bâtiments à l’allure très moderne. Bâtiment récents donc, mais en plus, avec une recherche architecturale. Nouveaux lotissements de petites résidences, de maisons, bâtiments publics (bureaux, salles d’expositions, autres trucs qu’on devine destinés au public mais dont on ne comprend pas bien l’utilité). En tant qu’apprenti-architectes, nous nous sommes régalés.
De retour à l’appart, après une visite de notre propriétaire (ce qui nous permit de le rencontrer en chair et en os), rassasiés de nos achats compulsifs, nous pûmes enfin prendre des photos de notre appartement qui affiche désormais, un joli linge de lit.
Toutes les photos de l’appartement, sont LA (cliquez).
Thomas Hauchecorne et Céline Grimaud
Jakobistraße, 29
30163 Hannover
Allemagne
Les gens d’ERASMUS et nous-mêmes avons passé cette semaine un test, qui clôt le mois d’apprentissage de langue allemande (bien que nous espérons avoir de la place en cours d’allemand durant le semestre). Nous nous assurons donc 4 ECTS (crédits), sur les 30 à obtenir pour valider le semestre d’hiver. Il y a fort à penser que la très grande majorité des personnes avec qui nous étions en cours, ait aussi validé le Deutschkurs. A nous maintenant les quelques jours de vacances ! Qu’il est bon de ne rien faire. Comme Baptiste, un collègue architecte novice, que personne n’a plus vu depuis une semaine. Probablement avalé par sa nouvelle connexion internet…
Le campus est assez étalé. Il y a pas mal de bâtiments éparpillés au milieu d’un tissus urbain d’habitations. En France, j’ai plus l’habitude des campus où tout est regroupé à un endroit, avec tous les bâtiments des divers départements ensembles. Mais là, non. Sans être très éloignés, il faut parfois marcher longtemps voire prendre le tram pour passer d’un département à un autre.
Le bâtiment principal, où nous prenons actuellement nos cours intensifs d’Allemand, est surnommé « Le Château ». Parce que c’est… un château. Un ancien château, en fait. Construit par l’avant-dernier roi de Hanovre, il n’aura finalement jamais l’occasion de s’y installé, et très vite ça deviendra un bâtiment scolaire. D’abord un lycée, puis au fil de l’installation de nouveaux enseignements, un institut et finalement une université.
Mais, nos cours d’Architecture, qui commencent le 10 octobre, auront lieu dans un autre bâtiment à 4 arrêts plus loin. Il est tout de suite moins classe, c’est un peu dommage pour une école d’archi, mais bon… Il paraît que c’est une des meilleurs d’Allemagne (Il paraît)
Demain, contrôle d’Allemand. Vendredi, déménagement. Et samedi, vacances !
Anciennement jardin du château d’Hannover, Herrenhäuser Gärten est un parc payant. C’est un jardin à la française (C’est d’ailleurs un français qui l’a originellement dessiné). Ses 50 hectares lui donnent des dimensions qui permettent des perspectives vraiment impressionnantes. Sans parler de sa fontaine centrale, qui avec des conditions optimales peut atteindre les 80m de haut. Mais trêve de blabla, je vous laisse découvrir ça en images.